Notre objectif : que chacun, fille ou garçon, choisisse sa vie, et en particulier son métier, en fonction de ses goûts, de ses aptitudes, de ses perspectives et non en fonction de son sexe.
Nos premières actions sont allées vers les collégien(ne)s
Sur demande des enseignant-es qui le souhaitaient, nous intervenions dans les classes, pour attirer l’attention des jeunes, filles et garçons, sur l’impact du choix des filières sur l’orientation professionnelle et, à la fin, sur la possibilité d’accéder aux métiers. On constate qu’il existe toujours, en dépit d’évolutions à remarquer et saluer, des " métiers d’hommes " et des " métiers de femmes ".
Nous participons au Comité de Suivi de la CONVENTION 2000 sur l’égalité homme-femme dans l’Education Nationale.
L’action que nous menons en ce moment :
sensibilisation à la mise en place des stéréotypes de genre,
dès la petite enfance
Le constat est général :c’est très tôt, dès la petite enfance, que se mettent en place, ces mécanismes qui nous font associer un rôle, un métier, auxquels nous nous sentons assignés à la maison, à l’école, dans l’entreprise, en fonction de notre sexe ; que se mettent en place les " stéréotypes de genre ".
Notre action, c’est de construire un outil vidéo, qui pourra être diffusé le plus largement possible à tous les formateur(trice)s d’éducateur(trice)s, pour les sensibiliser à la transmission inconsciente de ces stéréotypes dans les situations les plus banales et les plus quotidiennes de l’exercice de leurs tâches : parents, éducateur(trice)s de jeunes enfants, enseignant(e)s de maternelles, animateur(trice)s de centres aérés… tous les éducateur(trice)s du monde de la petite enfance sont concernés.
Que transmettons-nous en demandant à une petite fille de s’écarter du toboggan devant un petit garçon qui l’occupe totalement et avec force ?
Quelle place laissons-nous aux goûts et aptitudes d’un petit garçon très intéressé par la cuisine, que nous imaginons aussitôt en " cuisinier " ?
Bien sûr, ces idées évoluent. Mais si lentement…
Nous pensons qu’une action de sensibilisation diffusée le plus largement auprès de tous les éducateur(trice)s accélèrera et banalisera les attitudes non discriminantes qui laisseront chacun, fille ou garçon, vivre sa vie pleinement selon ses désirs, ses aptitudes, ses objectifs quel que soit son sexe.
Commission Education Egalitaire | 2005-2008 |
Historique du projet d’étude-action
en contribution à la formation des éducateurs de la petite enfance
pour sortir précocement des stéréotypes de genre,
pour une éducation plus égalitaire entre filles et garçons
A - Objectif
A partir du travail d’une ou plusieurs équipes éducatives autour de la petite enfance (crèches, écoles maternelles : en classe, à la cantine, dans la cour de récréation, ainsi que dans les centres aérés), relever les comportements stéréotypés et les analyser. Elaborer ensuite un programme pédagogique, à l’intentiondes différents formateurs de ces équipes.
Ce programme aura pour objectif de permettre aux éducateurs de repérer les comportements qui conditionnent filles et garçons à tenir des rôles prédéterminés, afin d’adopter des attitudes éducatives plus égalitaires.
Pour cela, le projet associera dès l’amont, le Ministère de l’Education Nationale, les communes (crèches, personnels de maternelle), les Centres de formation des éducateurs de jeunes enfants (crèches), les Centres de formation d’animateurs (CEMEA…),les directions d’établissements concernés, les associations de parents d’élèves.
B - Produit
Ce travail servira de base à la réalisation :
· d’un programme de formation (initiale et continue) des éducateurs comme matière intégrante (et non optionnelle) de leur enseignement, associé à un matériel pédagogique (manuel, vidéos…) sous forme d’analyse de cas, recommandations pédagogiques (scénarios positifs) et de conduites à tenir.
C - Moyens mis en place pour la réalisation de ce projet
Une équipe de partenaires composée de :
· les membres de la commission éducation paritaire du Mouvement Citoyennes Maintenant.
· des membres d’associations de parents d’élèves motivés par ce sujet
· des formateurs-trices spécialisé-e-s dans la petite enfance,(éducateurs-trices de jeunes enfants, animateurs-trices) motivés
· des instituteurs-trices accompagné-e-s du personnel de service de leur classe maternelle
· des éducatrices de jeunes enfants exerçant en crèches
· des parents de jeunes enfants
· un-e chargé-e d’études, qui sera recruté-e spécifiquement pour ce projet.
Dans la dernière phase de l’étude action (constitution de documents de communication), il sera probablement nécessaire de faire appel à un-e infographiste, qui assurera la mise en site du document final.
D - Méthode
première phase
Un groupe d’analyse des pratiques sera constitué autour d’une ou deux équipes éducatives de classes maternelles, de centres de loisirs et de crèches ainsi que de parents.
Ce groupe constitué comme indiqué ci-dessus se réunira au rythme d’une journée par mois. Cette journée sera divisée en trois temps :
1. un premier temps de parole où les éducateurs de terrain présenteront les situations auxquelles ils sont confrontés et qui leur paraissent relever du champ de l’étude.
L’ensemble du groupe décidera de retenir ces situations, particulièrement représentatives du sujet, en vue d’en faire des cas-types.
2. un deuxième temps sera consacré à l’analyse et au traitement de ces situations par l’intermédiaire du théâtre-forum.
3. un troisième temps sera réservé au choix et à la rédaction des « conduites à tenir » qui auront été révélées pertinentes par le théâtre-forum.
L’animation du groupe sera assurée par le ou la chargé-e d’études dont le travail consistera ensuite à rédiger le compte-rendu de la séance, rapporter l’ensemble des échanges et à constituer le document de référence comprenant les situations étudiées : présentation, mise en évidence des enjeux, conduites alternatives à tenir.
Entre deux séances, le ou la chargé-e d’études rédigera le document résultant de la rencontre précédente, diffusera aux différents partenaires, organisera la prochaine rencontre tout en faisant valider l’avancement du processus.
· deuxième phase
Ce travail préliminaire permettra l’élaboration et la construction de matériel pédagogique à destination des formateurs d’éducateurs de la petite enfance. Il pourra prendre la forme de fiches pédagogiques, d’un manuel, de vidéos ou de tout autre forme de support utile à nos intentions : il s’agit en effet de sortir de l’éducation de la petite enfance les attitudes stéréotypées conditionnant filles et garçons à tenir ultérieurement des rôles prédéterminés et hiérarchisés.
E - Programme
1 - les partenariats
· La D.R.D.F.E.
· Le Comité de Pilotage académique de la convention pour l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif.
· L’Université (Sciences de l’Education).
· La Ville de Montpellier.
· Le Ministère de l’Education Nationale
· L’Ecole d’Educateurs de Jeunes Enfants (E.E.J.E),
· Le RELAIS, Centre d’accueil et de loisirs montpelliérain
2 - Constitution des équipes pédagogiques
Sur la base du projet, validé, éventuellement amendé au cours des différents entretiens, et de la caution des différentes institutions citées plus haut, il faudra rechercher enseignants et des éducateurs volontaires pour participer à ce projet. Dans la mesure du possible, on constituera une ou deux équipes éducatives complètes : un ou deux enseignant-es avec leur aide-maternelle, des parents d’élèves, un-e animateur-trice de l’école, un membre du personnel de cantine.
3 – calendrier
Sur la base des indications précédentes, le calendrier pourrait être le suivant :
· Janvier - Février 2007: recherche des équipes
· Septembre 2007 démarrage du projet avec tenue du 1° groupe d’analyse
· 2008: rendu du programme pédagogique et mise en œuvre du chantier d’élaboration des instruments pédagogiques proprement dits :fiches, manuels, vidéos…
COMMISSION ÉDUCATION EGALITAIRE
L'exigence de parité en politique ne peut se passer d'une réflexion sur les places qu'occupent les deux sexes dans la sphère éducative.
Depuis son colloque « féminismes & réseaux » en 1999, l'association « citoyennes maintenant » s'intéresse aux manifestations du sexisme et à leur reproduction dans l'éducation.
Pour cela, une commission de travail nommée « éducation égalitaire» a été créée, et ses membres ont analysé les thèmes suivants :
- Origines de la misogynie
- Historique de la scolarisation des filles
- Construction des identités sexuées
- Contes de fées et identité féminine
- Stéréotypes sexués
- Mixité scolaire
- Accès des filles aux filières scientifiques
Les travaux de cette commission ont été transmis et retravaillés lors d'une journée de formation commune à l'ensemble de l'association, intitulée « qu'est-ce qui empêche les filles de monter au mât de cocagne ? », mai 2001. Le compte rendu de cette journée ainsi que les diverses interventions sont disponibles à notre secrétariat et bientôt sur notre site.
ses projets
Plusieurs formes d'actions de sensibilisation à l'éducation égalitaire dirigées vers les acteurs et actrices du monde éducatif, en référence avec les points clés de la convention régionale pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. Cette convention a été signée à Montpellier le 11/10/2000 par le Préfet de Région et le Recteur de l'Académie. L'association « Citoyennes Maintenant » fait partie du comité de pilotage pour la mise en place régionale de cette convention et entreprend dès à présent des actions auprès des publics des collèges et des lycées (exemple : CIPPA cycle d'insertion professionnelle par alternance).
COMMISSION DISPARITÉ
Citoyennes Maintenant est à l'initiative du 1er « Club des employeurs pour la parité dans l'entreprise » dont la 1re réunion s'est tenue le 4.12.01. à Montpellier.
Inno-Monoprix et Carrefour à Montpellier, Ecosite à Mèze, Cirrus (BTP) à St Jean de Vedas, Sérignan Construction et 6 Coopératives (Pézenas, Montarnaud, Abeilhan, Montpeyroux, Marseillan, Pouzolles) participent pour faire progresser l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.
Courant 2001, une enquête auprès d'entreprises de la région (Perrier, Midi Libre, Sanofi, Nicollin) avait montré que l'égalité de salaire instaurée par la loi Roudy n'était pas appliquée. D'où l'idée de Citoyennes Maintenant d'entreprendre une action avec des entreprises volontaires.
Les membres du club participent à l'évaluation des conditions de la parité dans leurs entreprises : déroulement de carrière, promotion interne, conditions de travail, aménagement des horaires.
Dores et déjà, 3 recrutements féminins sont en perspective dans le BTP : une technicienne analytique de chantier, une conductrice d'engins, une assistante conductrice de travaux.
Des mesures de formation et de promotion sont aussi en cours d'élaboration dans ce secteur et dans celui de la viticulture.
L'appui de l'Union européenne(Fonds Social Européen), de la Direction du Travail, de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité et du Conseil Général de l'Hérault a permis le recrutement d'une chargée de mission, à mi-temps au sein de l'association.
La démarche est animée par Cathy Bousquet, membre de la Commission Disparité et Vice-présidente de Citoyennes Maintenant.
COMMISSION POLITIQUE ET PARITÉ
quelques dessins de campagne électorale ==>
Tout en poursuivant sa réflexion sur les enjeux des élections municipales 2001, réflexion qui a débouché sur la rédaction d'une plate-forme, la commission a organisé de juin à novembre des réunions publiques dont le but était d'inciter les femmes à s'impliquer dans les élections municipales.
Lors de ces réunions, des échanges d'informations et d'expériences ont eu lieu entre les participant(e)s.
Citoyennes maintenant a donné quelques repères sur l'histoire de la place des femmes en politique et expliqué les modalités d'application de la nouvelle loi électorale sur la parité.
Des échanges conviviaux et riches en prises de contacts ont suivi ces rencontres qui ont eu lieu à Cournonsec, Lunel, St Georges d'Orques, Castelnau, Mauguio, Clermont l'Hérault, Pérols et Sète.
En juillet 2001, les membres de la commission ont rebaptisé cette commission du nom de « politique et parité » en vue du calendrier électoral 2002, très chargé avec des présidentielles et des législatives. Le souhait de « citoyennes » est d'insister sur les questions du cumul des mandats et du statut de l'élu-e-.
La commission saisit les partis démocratiques et leurs représentants sur ces questions tout au long des différentes étapes de leur campagne.
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