Dans le cadre de la Comédiedulivre 2010, l'association Citoyennes Maintenant est heureuse de vous inviter à son café littéraire
Burqa
Samedi 29 mai à 18 heures - Cafe Bermuda Clafoutis
Avec les auteures du livre "Burqa ?" Wassyla Tamzali et Claude Ber
« BURQA » OU MENER SA VIE SELON SES CONVICTIONS
- par citoyennes
le 30/05/2010 ° 17:53
« BURQA » OU MENER SA VIE SELON SES CONVICTIONS
BURQA or not BURQA ? Décidemment, cette tenue vestimentaire n’en finit pas d’interroger…Après la décision du Gouvernement de passer outre les recommandations de nos hautes instances juridiques, le Conseil d’Etat se manifeste de nouveau pour émettre un avis défavorable au projet de loi visant à interdire cet accoutrement dans l’ensemble de nos espaces publics ( LE FIGARO du 13 mai 2010).Le Conseil d’Etat estime que cette interdiction, absolue et générale en tant que telle ne pourrait trouver aucun fondement juridique « incontestable » et qu’elle serait « exposée à de fortes incertitudes constitutionnelles et conventionnelles ».
La veille, le même quotidien a publié un article consacré au Gouverneur de la Mecque, Khaled al-Faysal , en visite à PARIS à l’invitation du Sénat, en mettant l’accent sur une déclaration de cette personnalité « Chez nous, je demande aux pèlerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S’ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France ». Evidemment, des voix s’élèvent pour se demander pourquoi la même chose n’est pas formulée par les dignitaires musulmans installés en France, notamment ceux qui siègent dans les instances représentatives. D’autres, pour demander sur quel fondement juridique incontestable se fonde l’interdiction de se promener tout nu dans tous les espaces publics.
Assimilée à de « l’exhibition sexuelle », la nudité de la femme comme celle de l’homme, « imposée » à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du publics est punie en France, d’un an d’emprisonnement et de 15000 € d’amende (art.222-32 du Nouveau Code Pénal).
Le législateur n’a pas défini « l’atteinte à la pudeur » car c’est, dit-il, « difficile de le faire . L’on peut néanmoins observer qu’il s’agit d’un instinct moral qui interdit de montrer certaines parties du corps en raison de ce qu’elle se rattachent à l’acte sexuel ou de faire devant d’autres personnes des gestes sexuels, les exhibitions ayant pour effet soit d’éveiller certains désirs chez autrui soit de provoquer sa répulsion en raison de leur obscénité, préciseront en juin 1975 les magistrats de LIMOGES ( Dalloz 1976 –Sommaire 17).
Sont, par exemple, contraire à la pudeur : pour un homme , d’uriner sur la voie publique et livrer ses parties sexuelles à la vue de nombreuses personnes (l’organe viril étant de nature à entraîner une répulsion donc à froisser la pudeur) ; pour une femme, se livrer en public au jeu de « ping-pong », vêtue d’un simple cache-sexe s’analyse en une exhibition provocante de nature à offenser la pudeur publique et blesser le sentiment moral de ceux qui ont pu en être les témoins…
La jurisprudence estime, cependant, qu’en l’absence de gestes ou d’attitudes déplacées, la seule exhibition d’une nudité ne constitue pas une atteinte à la pudeur à condition que … « cette nudité se situe dans une ambiance nudiste » ; autrement dit, dans des lieux réservés…
Ce débat m’évoque certains cours de philosophie ayant pour objet « l’uniforme » et je regrette, aujourd’hui, de ne pas avoir été plus attentive. Ce que j’en ai retenu, c’est que le vêtement, au-delà de sa fonction de protection contre la éléments climatiques, s’est au fil des siècles, chargé de « codes », l’uniforme en étant l’expression la plus affinée, la plus précise.
2
La nudité est un état naturel à l’être humain, mais ayant perdu sa fourrure, il a été obligé de se protéger lorsque le climat ne lui permettait pas de s’en dispenser et la nudité est forcément liée à des lieux géographiques ou des époques annuelles. Dans l’Antiquité grecque, la nudité, considérée comme normale, côtoyait le péplum .D’un autre côté de la Méditerranée, l’Egypte ancienne considérait que le vêtement était la marque d’un apparat, d’une condition sociale et n’était donc pas porté dans un souci de protection ou de pudibonderie ; la nudité n’était pas indigne :elle était le fait des pauvres.
Puis, les esclaves juifs se sont enfuis d’Egypte. Adam et Eve ayant découvert leurs sexes à cause de l’intervention de Satan, se sont tissés des ceintures de feuilles de figuier pour les cacher. Mais YAVEH était en colère et chargea MOISE de chasser toutes les choses qui « souillaient » l’Egypte et Canaan : la fornication incestueuse, adultérine et homosexuelle sources , entre autres, des fléaux qui se sont abattus sur l’Egypte pharaonique.*
Le développement des religions judéo-chrétiennes a consolidé l’idée que de la nudité devait être proscrite de tout espace social. Liée à l’activité sexuelle par les dogmes judéo-chrétiens, la nudité de la femme en particulier, est considérée comme objet de tentations malsaines qui corrompt l’homme et qui lui a fait perdre son innocence originelle. La rigueur chrétienne ira jusqu’à faire de la femme une envoyée de Satan, dépourvue d’âme, pour « tenter » l’homme - cette victime - au profit du Diable.
De toute évidence, nos sociétés modernes, à quelques nuances près selon les lieux géographiques, ne se sont pas affranchies de l’équation nudité=sexe= désordre. Notre article 222- 32 du Code Pénal en est une démonstration et le SIDA s’inscrit en filigrane de cette équation, même si on en parle pas bruyamment. Ces considérations ne sont probablement pas étrangères à la gêne de certains quant à interdire dans notre espace public ce qui est revendiqué , à travers le port du voile intégral pour les femmes, comme l’expression d’une pudeur absolue.
Bien que certaines municipalités interdisent aux hommes de déambuler dans les rues le torse nu, on admet généralement, qu’un homme est nu lorsque son sexe est exposé à la vue. Pour les femmes, selon les lieux et les époques, la notion de nudité s’est étendue jusqu’au crâne :
« …il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée… »
« …La nature elle-même ne nous enseigne t elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter parce que la chevelure lui a été donnée comme un voile ?... » demande Paul aux Corinthiens **…
Pour les religieux juifs, les cheveux d’une femme exposés à la vue d’autrui sont aussi considérés comme un « dévoilement », une « nudité attirante » pour l’homme . Selon la TORAH, les cheveux de la femme mariée appartiennent au couple , donc au mari ; la femme juive se doit donc de les couvrir comme les autres parties de son corps.
Nos Sages républicains, évoquant la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui a consacré « le principe d’autonomie personnelle » selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger, estiment que « dès l’instant où il y a consentement, il devient difficile d’invoquer la dignité de la femme pour fonder une interdiction
3
générale. » Quand on sait combien il est déjà difficile pour une femme victime de violences psychologiques de la part de son conjoint ou de harcèlement au travail, de le faire savoir aux instances chargées de les réprimer, il y a de quoi être très sceptique sur les chances de succès d’une plainte pour « obligation du port du voile intégral » … Cette possibilité induite démontre bien , cependant, que le port de la « BURQA », en dehors de son inconfort, a une symbolique discriminante très forte, même « consentie ». Dans notre Droit, le « consentement » ne peut être invoqué concernant l’esclavage, ou certaines conditions de vie considérées comme attentatoire à la dignité de la personne, qu’elles la mettent ou pas en danger physiquement ou moralement.
Notre Constitution, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, garantit les droits et les libertés considérées comme fondamentales. Mais il existe nombre de limites à ces libertés, tant dans leur portée que dans leur exercice.
L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, stipule que :
« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »
Mais l’article 29 dit aussi que :
« 1) « l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2)Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, le l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. »
La satisfaction de mon bien être, de mes exigences morales, en plus de celles de l’ordre public, ordonne l’éradication de mon espace de liberté de tous symboles discriminant les femmes et la loi peut le permettre !
« …je veux que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que tout homme est le chef de la femme,…Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou prophétise la tête non voilée, déshonore son chef : c’estcomme si elle était rasée…L’homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme . En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais lafemme a été tirée de l’homme ;et l’homme n’a pas été crée à cause de la femme,mais la femme a étécrée à cause de l’homme.C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête unemarque de l’autorité dont elle dépend. »**prêche le même PAUL, un des principaux fondateurs du christianisme.
Ajoutons, appuie le rabbin, que pour la femme, le fait de couvrir sa tête l’amène à prendreconscience de l’importance des valeurs de réserve…
Le « voile » est bien un symbole d’une hiérarchisation des sexes - la femme se situant au rang inférieur-, de son « impureté », de son infantilisation, et de la justification de son existence mêmeque par son « utilité » à l’homme. Tentatrice satanique, elle est la cause que l’homme est devenu un obsédé sexuel, incapable de maîtriser son flux sanguin….Voilà ce que véhicule cette « conviction » !
4
Il nous a fallu bien des années pour que les chrétiennes et les « garçonnes » réussissent à bannir cette stigmatisation de la vie sociale française, même jusque dans les temples et églises. Certes, il n’a pas été utile de promulguer une loi : les femmes se sont débrouillées seules au nom du principe de l’égalité des droits acquis dès 1789. Pourquoi doit il réapparaître, aujourd’hui, sur la tête des musulmanes dont certaines seraient très surprises de savoir que ce qu’elles portent sur la tête comme l’apanage d’une vertu islamique n’est en réalité que l’héritage d’un archaïsme juif( Mahomet est né quelques 560 ans après Saint Paul) ? L’article 7 de la Déclaration Universelles des Droits de l’Homme, ne dit-il pas que « tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. » ?
Personne n’avait osé invoquer cette atteinte à la dignité des femmes lorsqu’il a fallu interdire le « voile » à l’école ; on a préféré se cacher derrière la laïcité. Ce manque de courage a permis le développement d’un prosélytisme sectaire qui contraint maintenant des femmes à la négation complète de leur identité sociale et à leur exclusion de la communauté. Sectaire ? Et si ce n’était que « politique » ? La « BURQA », le « NIQAB », par leur forme, leur couleurs répondent à des critères très précis ; ils renvoient à des indicateurs d’appartenance, ceux d’un groupe qui a fait un choix de société : c’est le propre de l’uniforme. « Le style et la précision d’un uniforme peuvent paraître des choses sans importance, mais ils ont une très grande signification en ce qui concerne la réputation… »(Baden Powell)
Censé aplanir les différences sociales, l’uniforme peut être aussi un langage symbolique, un outil, un support de visualisation d’un engagement …qu’il soit consenti ou pas. Les autres symboles attachés à l’uniforme sont destinés à renforcer l’outil de visualisation. A quoi renvoient les uniformes « BURQA » ou « NIQAB » ? Je suggère qu’il pourrait s’agir de nous habituer à « visualiser » et à admettre comme normales, au nom de leurs différences culturelles, des sociétés dominées par les dictateurs qui puisent leur pouvoir dans un droit divin au nom duquel on légitime le marché des jeunes filles et des fillettes par le mariage, les violences conjugales, les coups de fouet en public pour celles qui portent un pantalon, la lapidation, les viols « d’honneur », la peine de mort pour les homosexuel(le)s.
Ainsi, la « BURQA » renvoie au pouvoir taliban où les femmes se suicident par le feu pour échapper aux violences familiales et sociales ; le « NIQAB » et ses variantes, évoquent les Iraniennes lapidées pour cause d’adultère, aux lynchage des travailleuses algériennes d’HASSI MESSAOUD, aux fillettes du YEMEN mariées à des pédophiles… parce que ce sont des femmes et qu’elle doivent être soumises à des hommes , lesquels ne doivent avoir pour soucis que de plaire et d’obéir à Dieu , donc à ses porte-valises…
Un article de notre Code Pénal (R .645-1) punit de l’amende de la 5ème Classe (1500€) le fait de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne, un emblème, portés ou exhibés par les membres d’une organisation déclarée criminelle par une juridiction française ou internationale d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité. Mais la Convention de NEW-YORK du 1er mars 1980 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes , ne va pas jusqu’à considérer les violences d’Etat , d’une organisation, d’un groupe, d’un chef de guerre, commises envers les femmes, comme des crimes contre l’humanité…..
5
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme se termine, en son article 30 :
« Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement, ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. »
Au nom de la revendication de la liberté du choix de se vêtir ou « de ses convictions », c’est pourtant ce qui est en train de se produire, dans le silence d’une soit disant tolérance au nom de la liberté et dans celui, que je n’hésite pas à qualifier de complice, des dignitaires musulmans de France comme ceux de l’Eglise catholique ; le fait d’imposer un « uniforme », un « emblème » symbolisant le discrimination des femmes dans les espaces publics d’une Démocratie laïque, c’est bien celle-ci que l’on cherche à soumettre tout en envoyant, opportunément, un message aux contestataires tentés par son modèle dans certaines dictatures : l’Iran en est un exemple et la déclaration du Gouverneur de la Mecque, n’est certainement pas un hasard.
La nudité, même relative, réprouvée par les sociétés archaïques , est redoutée par les théocraties : elle peut être une arme contre les pouvoirs en place. Elle était d’ailleurs une valeur défendue par les hippies pendant les années 70 comme emblème de la liberté, une force de contestation de l’ordre établi.
L’été dernier, beaucoup de jeunes filles qui manifestaient à côté de jeunes gens contre la réélection de AHMADINEJAB à TEHERAN, ne portaient aucun « emblème » sur la tête…
Si la loi française contre cette indignité, cette provocation, devait capoter parce que la Cour Européenne des Droits de l’Homme estime qu’elle serait contraire « au principe d’autonomie personnelle selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger », on ne voit pas pourquoi les naturistes ne revendiqueraient pas le droit de déambuler tous nus dans les espaces publics européens parce qu’ils sont convaincus que c’est bon pour la santé , que c’est écologique, ou qu’Adam et Eve étaient tout nus quand Dieu les a crées, « qu’ils n’en avaient pas honte » et que c’est Moïse qui a mal interprété la parole de l’Eternel… Au nom du même principe.
Danièle BERTHON
Présidente du MOUVEMENT CITOYENNES MAINTENANT de MONTPELLIER
BURQA or not BURQA ? Décidemment, cette tenue vestimentaire n’en finit pas d’interroger…Après la décision du Gouvernement de passer outre les recommandations de nos hautes instances juridiques, le Conseil d’Etat se manifeste de nouveau pour émettre un avis défavorable au projet de loi visant à interdire cet accoutrement dans l’ensemble de nos espaces publics ( LE FIGARO du 13 mai 2010).Le Conseil d’Etat estime que cette interdiction, absolue et générale en tant que telle ne pourrait trouver aucun fondement juridique « incontestable » et qu’elle serait « exposée à de fortes incertitudes constitutionnelles et conventionnelles ».
La veille, le même quotidien a publié un article consacré au Gouverneur de la Mecque, Khaled al-Faysal , en visite à PARIS à l’invitation du Sénat, en mettant l’accent sur une déclaration de cette personnalité « Chez nous, je demande aux pèlerins de respecter nos règles. Je demande la même chose aux musulmans qui habitent en France. S’ils ne veulent pas obéir à ses lois, ils ne devraient pas vivre en France ». Evidemment, des voix s’élèvent pour se demander pourquoi la même chose n’est pas formulée par les dignitaires musulmans installés en France, notamment ceux qui siègent dans les instances représentatives. D’autres, pour demander sur quel fondement juridique incontestable se fonde l’interdiction de se promener tout nu dans tous les espaces publics.
Assimilée à de « l’exhibition sexuelle », la nudité de la femme comme celle de l’homme, « imposée » à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du publics est punie en France, d’un an d’emprisonnement et de 15000 € d’amende (art.222-32 du Nouveau Code Pénal).
Le législateur n’a pas défini « l’atteinte à la pudeur » car c’est, dit-il, « difficile de le faire . L’on peut néanmoins observer qu’il s’agit d’un instinct moral qui interdit de montrer certaines parties du corps en raison de ce qu’elle se rattachent à l’acte sexuel ou de faire devant d’autres personnes des gestes sexuels, les exhibitions ayant pour effet soit d’éveiller certains désirs chez autrui soit de provoquer sa répulsion en raison de leur obscénité, préciseront en juin 1975 les magistrats de LIMOGES ( Dalloz 1976 –Sommaire 17).
Sont, par exemple, contraire à la pudeur : pour un homme , d’uriner sur la voie publique et livrer ses parties sexuelles à la vue de nombreuses personnes (l’organe viril étant de nature à entraîner une répulsion donc à froisser la pudeur) ; pour une femme, se livrer en public au jeu de « ping-pong », vêtue d’un simple cache-sexe s’analyse en une exhibition provocante de nature à offenser la pudeur publique et blesser le sentiment moral de ceux qui ont pu en être les témoins…
La jurisprudence estime, cependant, qu’en l’absence de gestes ou d’attitudes déplacées, la seule exhibition d’une nudité ne constitue pas une atteinte à la pudeur à condition que … « cette nudité se situe dans une ambiance nudiste » ; autrement dit, dans des lieux réservés…
Ce débat m’évoque certains cours de philosophie ayant pour objet « l’uniforme » et je regrette, aujourd’hui, de ne pas avoir été plus attentive. Ce que j’en ai retenu, c’est que le vêtement, au-delà de sa fonction de protection contre la éléments climatiques, s’est au fil des siècles, chargé de « codes », l’uniforme en étant l’expression la plus affinée, la plus précise.
2
La nudité est un état naturel à l’être humain, mais ayant perdu sa fourrure, il a été obligé de se protéger lorsque le climat ne lui permettait pas de s’en dispenser et la nudité est forcément liée à des lieux géographiques ou des époques annuelles. Dans l’Antiquité grecque, la nudité, considérée comme normale, côtoyait le péplum .D’un autre côté de la Méditerranée, l’Egypte ancienne considérait que le vêtement était la marque d’un apparat, d’une condition sociale et n’était donc pas porté dans un souci de protection ou de pudibonderie ; la nudité n’était pas indigne :elle était le fait des pauvres.
Puis, les esclaves juifs se sont enfuis d’Egypte. Adam et Eve ayant découvert leurs sexes à cause de l’intervention de Satan, se sont tissés des ceintures de feuilles de figuier pour les cacher. Mais YAVEH était en colère et chargea MOISE de chasser toutes les choses qui « souillaient » l’Egypte et Canaan : la fornication incestueuse, adultérine et homosexuelle sources , entre autres, des fléaux qui se sont abattus sur l’Egypte pharaonique.*
Le développement des religions judéo-chrétiennes a consolidé l’idée que de la nudité devait être proscrite de tout espace social. Liée à l’activité sexuelle par les dogmes judéo-chrétiens, la nudité de la femme en particulier, est considérée comme objet de tentations malsaines qui corrompt l’homme et qui lui a fait perdre son innocence originelle. La rigueur chrétienne ira jusqu’à faire de la femme une envoyée de Satan, dépourvue d’âme, pour « tenter » l’homme - cette victime - au profit du Diable.
De toute évidence, nos sociétés modernes, à quelques nuances près selon les lieux géographiques, ne se sont pas affranchies de l’équation nudité=sexe= désordre. Notre article 222- 32 du Code Pénal en est une démonstration et le SIDA s’inscrit en filigrane de cette équation, même si on en parle pas bruyamment. Ces considérations ne sont probablement pas étrangères à la gêne de certains quant à interdire dans notre espace public ce qui est revendiqué , à travers le port du voile intégral pour les femmes, comme l’expression d’une pudeur absolue.
Bien que certaines municipalités interdisent aux hommes de déambuler dans les rues le torse nu, on admet généralement, qu’un homme est nu lorsque son sexe est exposé à la vue. Pour les femmes, selon les lieux et les époques, la notion de nudité s’est étendue jusqu’au crâne :
« …il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée… »
« …La nature elle-même ne nous enseigne t elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter parce que la chevelure lui a été donnée comme un voile ?... » demande Paul aux Corinthiens **…
Pour les religieux juifs, les cheveux d’une femme exposés à la vue d’autrui sont aussi considérés comme un « dévoilement », une « nudité attirante » pour l’homme . Selon la TORAH, les cheveux de la femme mariée appartiennent au couple , donc au mari ; la femme juive se doit donc de les couvrir comme les autres parties de son corps.
Nos Sages républicains, évoquant la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui a consacré « le principe d’autonomie personnelle » selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger, estiment que « dès l’instant où il y a consentement, il devient difficile d’invoquer la dignité de la femme pour fonder une interdiction
3
générale. » Quand on sait combien il est déjà difficile pour une femme victime de violences psychologiques de la part de son conjoint ou de harcèlement au travail, de le faire savoir aux instances chargées de les réprimer, il y a de quoi être très sceptique sur les chances de succès d’une plainte pour « obligation du port du voile intégral » … Cette possibilité induite démontre bien , cependant, que le port de la « BURQA », en dehors de son inconfort, a une symbolique discriminante très forte, même « consentie ». Dans notre Droit, le « consentement » ne peut être invoqué concernant l’esclavage, ou certaines conditions de vie considérées comme attentatoire à la dignité de la personne, qu’elles la mettent ou pas en danger physiquement ou moralement.
Notre Constitution, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, garantit les droits et les libertés considérées comme fondamentales. Mais il existe nombre de limites à ces libertés, tant dans leur portée que dans leur exercice.
L’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, stipule que :
« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »
Mais l’article 29 dit aussi que :
« 1) « l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2)Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, le l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. »
La satisfaction de mon bien être, de mes exigences morales, en plus de celles de l’ordre public, ordonne l’éradication de mon espace de liberté de tous symboles discriminant les femmes et la loi peut le permettre !
« …je veux que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que tout homme est le chef de la femme,…Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef. Toute femme, au contraire, qui prie ou prophétise la tête non voilée, déshonore son chef : c’estcomme si elle était rasée…L’homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme . En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais lafemme a été tirée de l’homme ;et l’homme n’a pas été crée à cause de la femme,mais la femme a étécrée à cause de l’homme.C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête unemarque de l’autorité dont elle dépend. »**prêche le même PAUL, un des principaux fondateurs du christianisme.
Ajoutons, appuie le rabbin, que pour la femme, le fait de couvrir sa tête l’amène à prendreconscience de l’importance des valeurs de réserve…
Le « voile » est bien un symbole d’une hiérarchisation des sexes - la femme se situant au rang inférieur-, de son « impureté », de son infantilisation, et de la justification de son existence mêmeque par son « utilité » à l’homme. Tentatrice satanique, elle est la cause que l’homme est devenu un obsédé sexuel, incapable de maîtriser son flux sanguin….Voilà ce que véhicule cette « conviction » !
4
Il nous a fallu bien des années pour que les chrétiennes et les « garçonnes » réussissent à bannir cette stigmatisation de la vie sociale française, même jusque dans les temples et églises. Certes, il n’a pas été utile de promulguer une loi : les femmes se sont débrouillées seules au nom du principe de l’égalité des droits acquis dès 1789. Pourquoi doit il réapparaître, aujourd’hui, sur la tête des musulmanes dont certaines seraient très surprises de savoir que ce qu’elles portent sur la tête comme l’apanage d’une vertu islamique n’est en réalité que l’héritage d’un archaïsme juif( Mahomet est né quelques 560 ans après Saint Paul) ? L’article 7 de la Déclaration Universelles des Droits de l’Homme, ne dit-il pas que « tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. » ?
Personne n’avait osé invoquer cette atteinte à la dignité des femmes lorsqu’il a fallu interdire le « voile » à l’école ; on a préféré se cacher derrière la laïcité. Ce manque de courage a permis le développement d’un prosélytisme sectaire qui contraint maintenant des femmes à la négation complète de leur identité sociale et à leur exclusion de la communauté. Sectaire ? Et si ce n’était que « politique » ? La « BURQA », le « NIQAB », par leur forme, leur couleurs répondent à des critères très précis ; ils renvoient à des indicateurs d’appartenance, ceux d’un groupe qui a fait un choix de société : c’est le propre de l’uniforme. « Le style et la précision d’un uniforme peuvent paraître des choses sans importance, mais ils ont une très grande signification en ce qui concerne la réputation… »(Baden Powell)
Censé aplanir les différences sociales, l’uniforme peut être aussi un langage symbolique, un outil, un support de visualisation d’un engagement …qu’il soit consenti ou pas. Les autres symboles attachés à l’uniforme sont destinés à renforcer l’outil de visualisation. A quoi renvoient les uniformes « BURQA » ou « NIQAB » ? Je suggère qu’il pourrait s’agir de nous habituer à « visualiser » et à admettre comme normales, au nom de leurs différences culturelles, des sociétés dominées par les dictateurs qui puisent leur pouvoir dans un droit divin au nom duquel on légitime le marché des jeunes filles et des fillettes par le mariage, les violences conjugales, les coups de fouet en public pour celles qui portent un pantalon, la lapidation, les viols « d’honneur », la peine de mort pour les homosexuel(le)s.
Ainsi, la « BURQA » renvoie au pouvoir taliban où les femmes se suicident par le feu pour échapper aux violences familiales et sociales ; le « NIQAB » et ses variantes, évoquent les Iraniennes lapidées pour cause d’adultère, aux lynchage des travailleuses algériennes d’HASSI MESSAOUD, aux fillettes du YEMEN mariées à des pédophiles… parce que ce sont des femmes et qu’elle doivent être soumises à des hommes , lesquels ne doivent avoir pour soucis que de plaire et d’obéir à Dieu , donc à ses porte-valises…
Un article de notre Code Pénal (R .645-1) punit de l’amende de la 5ème Classe (1500€) le fait de porter ou d’exhiber en public un uniforme, un insigne, un emblème, portés ou exhibés par les membres d’une organisation déclarée criminelle par une juridiction française ou internationale d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité. Mais la Convention de NEW-YORK du 1er mars 1980 sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes , ne va pas jusqu’à considérer les violences d’Etat , d’une organisation, d’un groupe, d’un chef de guerre, commises envers les femmes, comme des crimes contre l’humanité…..
5
La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme se termine, en son article 30 :
« Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement, ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés. »
Au nom de la revendication de la liberté du choix de se vêtir ou « de ses convictions », c’est pourtant ce qui est en train de se produire, dans le silence d’une soit disant tolérance au nom de la liberté et dans celui, que je n’hésite pas à qualifier de complice, des dignitaires musulmans de France comme ceux de l’Eglise catholique ; le fait d’imposer un « uniforme », un « emblème » symbolisant le discrimination des femmes dans les espaces publics d’une Démocratie laïque, c’est bien celle-ci que l’on cherche à soumettre tout en envoyant, opportunément, un message aux contestataires tentés par son modèle dans certaines dictatures : l’Iran en est un exemple et la déclaration du Gouverneur de la Mecque, n’est certainement pas un hasard.
La nudité, même relative, réprouvée par les sociétés archaïques , est redoutée par les théocraties : elle peut être une arme contre les pouvoirs en place. Elle était d’ailleurs une valeur défendue par les hippies pendant les années 70 comme emblème de la liberté, une force de contestation de l’ordre établi.
L’été dernier, beaucoup de jeunes filles qui manifestaient à côté de jeunes gens contre la réélection de AHMADINEJAB à TEHERAN, ne portaient aucun « emblème » sur la tête…
Si la loi française contre cette indignité, cette provocation, devait capoter parce que la Cour Européenne des Droits de l’Homme estime qu’elle serait contraire « au principe d’autonomie personnelle selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions, y compris en se mettant physiquement ou moralement en danger », on ne voit pas pourquoi les naturistes ne revendiqueraient pas le droit de déambuler tous nus dans les espaces publics européens parce qu’ils sont convaincus que c’est bon pour la santé , que c’est écologique, ou qu’Adam et Eve étaient tout nus quand Dieu les a crées, « qu’ils n’en avaient pas honte » et que c’est Moïse qui a mal interprété la parole de l’Eternel… Au nom du même principe.
Danièle BERTHON
Présidente du MOUVEMENT CITOYENNES MAINTENANT de MONTPELLIER
Les flashes de l’actualité, dirigés depuis un certain temps sur l’ islamitude à travers le retour de la tartufferie « couvrez ces cheveux que je saurais voir car cela me fait venir de coupables pensées », nous font oublier que des adorateurs d’autres prophètes continuent de diffuser le fiel sournois de leur sexisme fondamental.
En cette fin de mai, pendant que quatre vingt rabbins, réunis en congrès, s’interrogeaient sur la meilleure façon d’enseigner la tradition juive aux filles, des évêques célébraient le quarantième anniversaire de l’ « Ordre des Vierges Consacrées ».
L’ « Ordre des Vierges Consacrées » est composé de femmes, bien que n’appartenant à aucune congrégation, qui ont décidé d’épouser le Christ et de lui consacrer leur vie par le seul vœu de virginité.
Bon.
Les adeptes de la liberté débridée diront que c’est d’autant leur choix que ce n’est pas le Christ qui viendra leur jeter la pierre si ces Vierges donnent un coup de canif dans le contrat de mariage. Les cyniques avanceront que ce moyen de contrôle des naissances est bien préférable à celui pratiqué par les féminicides.
Et puis, c’est tellement « porteur »…Il s’agit, en effet, d’un « don total » qui implique aussi « les conseils évangéliques de chasteté, de simplicité de vie, de pauvreté et d’obéissance à la volonté du Père… »(sic)
Les Vierges opium des pauvres par la volonté du père fouettard ?…Drôlement pratique en ces temps de crise !
Maso les nanas ? Pas du tout. Ecoutons les : « Jésus c’est mon amour…Dans le cœur à cœur avec Lui, j’apprends à m’abandonner dans ses bras…L’accueillir et le laisser vivre en moi, c’est me laisser irradier par sa joie, la faire remonter vers Lui… » Vrai de vrai….
Et pendant ce temps là, d’autres se plaignent du désamour des chrétiens pour la messe ; ils s’y ennuient, paraît il : les prédicateurs sont assommants et les chorales catastrophiques !
Je suggère aux dignitaires catholiques consacreurs de confier la chorale et le prêche aux vierges consacrées. Je suis certaine qu’elles sauront accommoder en chœur les sauces autour du mouton servi à chaque « Seigneur tu es mon berger » de manière suffisamment piquante et trouver les mots suffisamment évocateurs, pour faire rappliquer dans le giron du Père et du Fils, nombre de pêcheurs. Il n’est pas certain que le Saint Esprit y trouve son compte ; mais comme dirait Sainte Marie, on ne peut pas tout avoir.
Les flashes de l’actualité, dirigés depuis un certain temps sur l’ islamitude à travers le retour de la tartufferie « couvrez ces cheveux que je saurais voir car cela me fait venir de coupables pensées », nous font oublier que des adorateurs d’autres prophètes continuent de diffuser le fiel sournois de leur sexisme fondamental.
En cette fin de mai, pendant que quatre vingt rabbins, réunis en congrès, s’interrogeaient sur la meilleure façon d’enseigner la tradition juive aux filles, des évêques célébraient le quarantième anniversaire de l’ « Ordre des Vierges Consacrées ».
L’ « Ordre des Vierges Consacrées » est composé de femmes, bien que n’appartenant à aucune congrégation, qui ont décidé d’épouser le Christ et de lui consacrer leur vie par le seul vœu de virginité.
Bon.
Les adeptes de la liberté débridée diront que c’est d’autant leur choix que ce n’est pas le Christ qui viendra leur jeter la pierre si ces Vierges donnent un coup de canif dans le contrat de mariage. Les cyniques avanceront que ce moyen de contrôle des naissances est bien préférable à celui pratiqué par les féminicides.
Et puis, c’est tellement « porteur »…Il s’agit, en effet, d’un « don total » qui implique aussi « les conseils évangéliques de chasteté, de simplicité de vie, de pauvreté et d’obéissance à la volonté du Père… »(sic)
Les Vierges opium des pauvres par la volonté du père fouettard ?…Drôlement pratique en ces temps de crise !
Maso les nanas ? Pas du tout. Ecoutons les : « Jésus c’est mon amour…Dans le cœur à cœur avec Lui, j’apprends à m’abandonner dans ses bras…L’accueillir et le laisser vivre en moi, c’est me laisser irradier par sa joie, la faire remonter vers Lui… » Vrai de vrai….
Et pendant ce temps là, d’autres se plaignent du désamour des chrétiens pour la messe ; ils s’y ennuient, paraît il : les prédicateurs sont assommants et les chorales catastrophiques !
Je suggère aux dignitaires catholiques consacreurs de confier la chorale et le prêche aux vierges consacrées. Je suis certaine qu’elles sauront accommoder en chœur les sauces autour du mouton servi à chaque « Seigneur tu es mon berger » de manière suffisamment piquante et trouver les mots suffisamment évocateurs, pour faire rappliquer dans le giron du Père et du Fils, nombre de pêcheurs. Il n’est pas certain que le Saint Esprit y trouve son compte ; mais comme dirait Sainte Marie, on ne peut pas tout avoir.
Dès que les féministes se mêlent de ce qui les regarde, des voix s’élèvent pour clamer qu’elles ont tort.
Avant l’été, on a glosé sur le thème des atteintes à la liberté d’expression lorsqu’elles ont voulu faire taire le « rappeur du Calvados », chantre de l’injure et de la violence sexistes.
Quelque temps après, c’est la Région Auvergne qui finance des mises en scène de violences envers une femme - assignée aux provisions de bouche de Monsieur - pour promouvoir un fromage.
L’influence des mises en scène publicitaires, répétitives, sur les comportements est bien connue. C’est fait pour ça. C’est pour ça, aussi, qu’elles sont règlementées. Pourtant, les arguments de Florence MONTREYNAUD* qui a dénoncé « le fromage qui tue » ont été qualifiés de « ridicules » par des hommes qui regrettent « qu’aujourd’hui, on ne peut plus rire de rien ».
C’est vrai.
Les Belges en ont ras la frite qu’on se tape les cuisses sur leur dos. Si on se laisse aller à quelques drôleries sur la malhonnêteté congénitale des Arabes ou à quelques gauloiseries sur la pingrerie des Juifs, on risque le coup de pied pénal au cul. Et si, maintenant, on ne peut plus se permettre quelques finesses avec les gonzesses!
Au cœur de l’humour crapoteux qui secoue les panses pleines des fins de grande bouffe, les femmes sont le sujet favori de plaisanteries, de brocards plus ou moins vulgaires (cf. Louis NICOLLIN, le roi de la poubelle footballistique) à partager en petit comité ou en public. « ...la rosée faisait des perles…le homard avait du poil aux pattes...l’armoire était bancale...le lavabo avait une fuite...FELICIE AUSSI! »chantait Fernandel, il ya quelques lunes. Ca fait toujours recette, souvent en pire.
« Gonzesse »... C’est péjoratif? M’a demandé un jeune homme de mes relations...Sans rire!
C’est que la gonzesse (femme « populaire ») est un produit courant que les publicitaires consomment à toutes les sauces stéréo typiques. La ménagère (gonzesse domestique de sa famille ou gonzesse à la double journée), entre autre, est très prisée. En effet, il ne vous a pas échappé que c’est une grande dégoutante qui laisse la crasse envahir l’évier, la gazinière, le lave-vaisselle, la baignoire, les meubles, le plancher, le linge, qui néglige les WC, endroit où les zizi en pomme d’arrosoir s’expriment souvent sans retenue... A un point tel qu’il se dégage chez elle, des odeurs « renversantes ». Elle a donc besoin en permanence du soutien de « professionnels » qui distribuent, conseils, jugements, observations, reproches: madame, vous n’avez pas vu que votre lave-linge est entartré !!! C’est pour ça qu’il est en panne! Vous qui vous prétendez organisée, avez-vous pensé à votre mammographie? Non? Ces gonzesses!! Un QI d’huître, je vous dis... Si bien que de temps en temps, elles ont même besoin d’une correction... Quand, par exemple, elle n’est pas capable de choisir le bon produit qui décape le four...
La formule « Chantal, oublier le cantal peut être fatal » s’inscrit dans la banalité de ces micro agressions diffusées sournoisement par la publicité, agressions que les femmes « légitiment » par leur stupidité, leur ignorance ou leur négligence.
Certaines en meurent. Pour de bon.
Cela -excepté le 8 mars- les médias « populaires » s’en moquent la plupart du temps. Il préfèrent s’étonner quand il y a du soleil en août ou quand il y a de la neige en décembre!
JABOTE
*Présidente des Chiennes de Garde. Interview et réactions - RMC ,le 26 octobre 2009
Dès que les féministes se mêlent de ce qui les regarde, des voix s’élèvent pour clamer qu’elles ont tort.
Avant l’été, on a glosé sur le thème des atteintes à la liberté d’expression lorsqu’elles ont voulu faire taire le « rappeur du Calvados », chantre de l’injure et de la violence sexistes.
Quelque temps après, c’est la Région Auvergne qui finance des mises en scène de violences envers une femme - assignée aux provisions de bouche de Monsieur - pour promouvoir un fromage.
L’influence des mises en scène publicitaires, répétitives, sur les comportements est bien connue. C’est fait pour ça. C’est pour ça, aussi, qu’elles sont règlementées. Pourtant, les arguments de Florence MONTREYNAUD* qui a dénoncé « le fromage qui tue » ont été qualifiés de « ridicules » par des hommes qui regrettent « qu’aujourd’hui, on ne peut plus rire de rien ».
C’est vrai.
Les Belges en ont ras la frite qu’on se tape les cuisses sur leur dos. Si on se laisse aller à quelques drôleries sur la malhonnêteté congénitale des Arabes ou à quelques gauloiseries sur la pingrerie des Juifs, on risque le coup de pied pénal au cul. Et si, maintenant, on ne peut plus se permettre quelques finesses avec les gonzesses!
Au cœur de l’humour crapoteux qui secoue les panses pleines des fins de grande bouffe, les femmes sont le sujet favori de plaisanteries, de brocards plus ou moins vulgaires (cf. Louis NICOLLIN, le roi de la poubelle footballistique) à partager en petit comité ou en public. « ...la rosée faisait des perles…le homard avait du poil aux pattes...l’armoire était bancale...le lavabo avait une fuite...FELICIE AUSSI! »chantait Fernandel, il ya quelques lunes. Ca fait toujours recette, souvent en pire.
« Gonzesse »... C’est péjoratif? M’a demandé un jeune homme de mes relations...Sans rire!
C’est que la gonzesse (femme « populaire ») est un produit courant que les publicitaires consomment à toutes les sauces stéréo typiques. La ménagère (gonzesse domestique de sa famille ou gonzesse à la double journée), entre autre, est très prisée. En effet, il ne vous a pas échappé que c’est une grande dégoutante qui laisse la crasse envahir l’évier, la gazinière, le lave-vaisselle, la baignoire, les meubles, le plancher, le linge, qui néglige les WC, endroit où les zizi en pomme d’arrosoir s’expriment souvent sans retenue... A un point tel qu’il se dégage chez elle, des odeurs « renversantes ». Elle a donc besoin en permanence du soutien de « professionnels » qui distribuent, conseils, jugements, observations, reproches: madame, vous n’avez pas vu que votre lave-linge est entartré !!! C’est pour ça qu’il est en panne! Vous qui vous prétendez organisée, avez-vous pensé à votre mammographie? Non? Ces gonzesses!! Un QI d’huître, je vous dis... Si bien que de temps en temps, elles ont même besoin d’une correction... Quand, par exemple, elle n’est pas capable de choisir le bon produit qui décape le four...
La formule « Chantal, oublier le cantal peut être fatal » s’inscrit dans la banalité de ces micro agressions diffusées sournoisement par la publicité, agressions que les femmes « légitiment » par leur stupidité, leur ignorance ou leur négligence.
Certaines en meurent. Pour de bon.
Cela -excepté le 8 mars- les médias « populaires » s’en moquent la plupart du temps. Il préfèrent s’étonner quand il y a du soleil en août ou quand il y a de la neige en décembre!
JABOTE
*Présidente des Chiennes de Garde. Interview et réactions - RMC ,le 26 octobre 2009
L’une est chanteuse. L’autre est un homme de médias. Tous les deux appartiennent au monde de la culture et la culture, tout le monde le sait, c’est savoir planter les choux à la mode de chez nous.
La mode pour Frédéric écrivain, c’était –il y a quelques années- , exprimer son goût socialement contrarié chez nous ,parait-il, pour les garçons. Pas les petits. Les grands, se défend aujourd’hui, le même, devenu Ministre . « Depuis quand a-t-on besoin d’aller en Thaïlande pour acheter un garçon aux épaules de contrôleur de TRAM ? » demande mon ami Antoine, homosexuel épanoui, qui subodore ainsi que Fred pourrait n’être qu’un grand menteur… On va lui laisser le bénéfice du doute mais Madame LE PEN a fait mouche…Lamentable !
La mode, c’était aussi il y a quelques mois, son soutien , contre les féministes, d’Orelsan le rappeur du Calvados qui « avait bien le droit d’exprimer son dépit amoureux » dans son langage spécifique (« moi, je ne parle pas exactement la même langue » Un peu méprisant quand même..) (RTL 14/07/09).
La mode du mois dernier, c’était désavouer un nommé Morsay, un compère d’ Orelsan qui « tient des propos intolérables, notamment à l’encontre des forces de sécurité de notre pays »(FRANCE SOIR .20/10/09). Morsay, en effet, a la prétention de « niquer la police municipale ».( Admirons en passant, la beauté des textes de ces « artistes » que l’ami Fred n’hésite pas à comparer à RIMBAUD …)
A l’évidence, notre culturel ministre a l’indignation sélective. Exploiter la misère hors frontière en faisant du tourisme sexuel ,ne le choque pas. Foi de people , dès l’instant que l’amour tarifé a plus de 18 ans ! En plus, on n’a même pas besoin de parler une langue fleurie ;il suffit d’avoir quelques euros en poche….Etre témoin de moralité dans un procès d’appel de son filleul mis en cause dans une affaire de viol collectif (MIDI LIBRE .10/10/09) ne le choque pas d’avantage…Sans compter ses manifestations de sympathie pour POLANSKI…Notre planteur de choux, ne serait il pas un tout petit peu sexiste ?
La mode c’est aussi un certain goût des mélomanes pour la musique dite « baroque »( de 1580 à 1750 environ) et les voix aigües. Des extraits du répertoire des castrats , jusqu’alors repris essentiellement par des contre-ténors, viennent d’être enregistrés par Cécilia BARTOLI, qui n’est pas une chanteuse de rap.
L’Eglise catholique ayant interdit aux femmes de se produire en scène , on eut recours aux voix d’enfant conservées par castration pour remplacer les sopranos à l’opéra comme à l’église. La vogue des castrats perdura bien au-delà de la levée de cette interdiction (1671).Des familles italiennes, pauvres évidemment, espérant qu’ils deviendraient des chanteurs de Cours et donc des stars richissimes, faisaient castrer leur ou un de leurs garçons à l’âge de 7 ou 8 ans. Au début du XVIII ème siècle, la Chapelle Papale recrutait ses propres castrats et on raconte qu’il y avait une officine de castration d’enfants à côté du Vatican avec un écriteau où on pouvait lire « Ici on châtre les chanteurs de la Chapelle Papale ».Ils gardaient une vois aigüe mais ne devenaient pas chanteurs pour autant et il y avait beaucoup de laissés pour compte qui allaient rejoindre les estropiés par les opérations ratées….
Il n’est pas certain , qu’au-delà de la performance technique, l’interprétation de Cécilia soit plus fidèle que celle des sopranistes masculins. Mais comme je suis fan, je lui pardonne tout ; et n’y a-t-il pas meilleure revanche que le répertoire de ces malheureux , victimes du sexisme religieux et mutilés pour satisfaire , (sauf en France) , les goûts ambigus d’une poignée de privilégiés ,soient repris, pour la première fois (à ma connaissance ) par une femme ? Ca quand même une autre allure que la complaisance à l’égard d’un rappeur qui éructe haine et violence en menaçant d’avorter sa copine à l’opinel … Non ?
L’une est chanteuse. L’autre est un homme de médias. Tous les deux appartiennent au monde de la culture et la culture, tout le monde le sait, c’est savoir planter les choux à la mode de chez nous.
La mode pour Frédéric écrivain, c’était –il y a quelques années- , exprimer son goût socialement contrarié chez nous ,parait-il, pour les garçons. Pas les petits. Les grands, se défend aujourd’hui, le même, devenu Ministre . « Depuis quand a-t-on besoin d’aller en Thaïlande pour acheter un garçon aux épaules de contrôleur de TRAM ? » demande mon ami Antoine, homosexuel épanoui, qui subodore ainsi que Fred pourrait n’être qu’un grand menteur… On va lui laisser le bénéfice du doute mais Madame LE PEN a fait mouche…Lamentable !
La mode, c’était aussi il y a quelques mois, son soutien , contre les féministes, d’Orelsan le rappeur du Calvados qui « avait bien le droit d’exprimer son dépit amoureux » dans son langage spécifique (« moi, je ne parle pas exactement la même langue » Un peu méprisant quand même..) (RTL 14/07/09).
La mode du mois dernier, c’était désavouer un nommé Morsay, un compère d’ Orelsan qui « tient des propos intolérables, notamment à l’encontre des forces de sécurité de notre pays »(FRANCE SOIR .20/10/09). Morsay, en effet, a la prétention de « niquer la police municipale ».( Admirons en passant, la beauté des textes de ces « artistes » que l’ami Fred n’hésite pas à comparer à RIMBAUD …)
A l’évidence, notre culturel ministre a l’indignation sélective. Exploiter la misère hors frontière en faisant du tourisme sexuel ,ne le choque pas. Foi de people , dès l’instant que l’amour tarifé a plus de 18 ans ! En plus, on n’a même pas besoin de parler une langue fleurie ;il suffit d’avoir quelques euros en poche….Etre témoin de moralité dans un procès d’appel de son filleul mis en cause dans une affaire de viol collectif (MIDI LIBRE .10/10/09) ne le choque pas d’avantage…Sans compter ses manifestations de sympathie pour POLANSKI…Notre planteur de choux, ne serait il pas un tout petit peu sexiste ?
La mode c’est aussi un certain goût des mélomanes pour la musique dite « baroque »( de 1580 à 1750 environ) et les voix aigües. Des extraits du répertoire des castrats , jusqu’alors repris essentiellement par des contre-ténors, viennent d’être enregistrés par Cécilia BARTOLI, qui n’est pas une chanteuse de rap.
L’Eglise catholique ayant interdit aux femmes de se produire en scène , on eut recours aux voix d’enfant conservées par castration pour remplacer les sopranos à l’opéra comme à l’église. La vogue des castrats perdura bien au-delà de la levée de cette interdiction (1671).Des familles italiennes, pauvres évidemment, espérant qu’ils deviendraient des chanteurs de Cours et donc des stars richissimes, faisaient castrer leur ou un de leurs garçons à l’âge de 7 ou 8 ans. Au début du XVIII ème siècle, la Chapelle Papale recrutait ses propres castrats et on raconte qu’il y avait une officine de castration d’enfants à côté du Vatican avec un écriteau où on pouvait lire « Ici on châtre les chanteurs de la Chapelle Papale ».Ils gardaient une vois aigüe mais ne devenaient pas chanteurs pour autant et il y avait beaucoup de laissés pour compte qui allaient rejoindre les estropiés par les opérations ratées….
Il n’est pas certain , qu’au-delà de la performance technique, l’interprétation de Cécilia soit plus fidèle que celle des sopranistes masculins. Mais comme je suis fan, je lui pardonne tout ; et n’y a-t-il pas meilleure revanche que le répertoire de ces malheureux , victimes du sexisme religieux et mutilés pour satisfaire , (sauf en France) , les goûts ambigus d’une poignée de privilégiés ,soient repris, pour la première fois (à ma connaissance ) par une femme ? Ca quand même une autre allure que la complaisance à l’égard d’un rappeur qui éructe haine et violence en menaçant d’avorter sa copine à l’opinel … Non ?
JABOTE
Novembre 2009
Jouet pour Fille ou jouet pour Garçon ?
- par Jabote
Les enfants, petits et grands, n’ont pas encore eule temps d’essayer tout ce qu’on leur a demandé d’avoir pour la « rentrée »que le Père Noël s’invite déjà dans les boites aux lettres.
Je mets de côté deux catalogues car je renifle que les parents vont être guidés dans leurs choix suivant que les souliers devant la cheminée seront du genre féminin ou du genre masculin.
Ça commence fort pour MATTEL, avec la couverture du catalogue. Elle met en scène trois enfants en tenue de« Père Noël »: un ou une bébé(e), une fille et un garçon. J’observe que sur les trois photographies, quelque soit sa positionen perspective par rapport à la petite fille, le garçon apparaît constamment en position dominante.
Jusqu’à trois ans, Fisher-Price expose des objets colorés uni-sexe .
« Manny », le petit homme, présente sa boite à outils. Comme il « sait reconnaître », il pourra apprendre aux garçons de trois ans à distinguer une scie d’une clef à mollette.
Pour Zoé, cinq ou six ans et déjà déhanchée, s’ouvrent des pages en rose… « Viens jouer à la maman » dit l’une d’elledevant une poupée qui marche toute seule… « Une pour toute, toutes pour Barbie» dit une seconde page qui montre, plus froufroutante que jamais, la célèbre« Top-Modèle » anorexique dans sa maison tout-confort .
Petite Demoiselle souhaiterait elle un ordinateur dans son soulier fin? Il y a de quoi la satisfaire: « Girl-tech » lui permettra d’y mettre ses « secrets de fille: c’est tellement fun » !
Sam le costaud, quant à lui, va pouvoir partir pour l’aventure: rampe de lancement pour fusée, station spatiale; se rêver marchant sur la lune, en cascadeur, en pilote de« F1 » ou de « gros–culs »…
Chez TOYRUS, les pages sont carrément sexuées: « Filles » sur fond rose, « Garçons » sur fond bleu. Les jeux vidéo sont pour les garçons: à la maison, entre pouponner et se faire belle, il faut que la petite sache qu’elle n’aura pas le temps de s’exercer aux jeux d’adresse…
Je note que Barbie conduit un Camping-car et qu’on ne propose pas de copies d’armes à Sam. Un progrès!
J’ai une pensée particulière pour ce pauvre Sam! SiZoé devra se priver de manger pour ressembler à Barbie, je me demande comment lui va s’y prendre pour ressembler à un champion: les cuisses, les biceps etles pectorauxsont si grosautour de ses petites fesses que le modèle (que j’imagine, allez savoir pourquoi, sentir des pieds) ne peut se mouvoir que bras et jambes écartées… La console de jeux?... Bof! Sans compter que Barbiepréfère les princes charmants, fluets, élégants et qui ont les moyens de porter des vêtements de satin. La vie est dure au royaume de STEREOTYPIX !
Les enfants, petits et grands, n’ont pas encore eule temps d’essayer tout ce qu’on leur a demandé d’avoir pour la « rentrée »que le Père Noël s’invite déjà dans les boites aux lettres.
Je mets de côté deux catalogues car je renifle que les parents vont être guidés dans leurs choix suivant que les souliers devant la cheminée seront du genre féminin ou du genre masculin.
Ça commence fort pour MATTEL, avec la couverture du catalogue. Elle met en scène trois enfants en tenue de« Père Noël »: un ou une bébé(e), une fille et un garçon. J’observe que sur les trois photographies, quelque soit sa positionen perspective par rapport à la petite fille, le garçon apparaît constamment en position dominante.
Jusqu’à trois ans, Fisher-Price expose des objets colorés uni-sexe .
« Manny », le petit homme, présente sa boite à outils. Comme il « sait reconnaître », il pourra apprendre aux garçons de trois ans à distinguer une scie d’une clef à mollette.
Pour Zoé, cinq ou six ans et déjà déhanchée, s’ouvrent des pages en rose… « Viens jouer à la maman » dit l’une d’elledevant une poupée qui marche toute seule… « Une pour toute, toutes pour Barbie» dit une seconde page qui montre, plus froufroutante que jamais, la célèbre« Top-Modèle » anorexique dans sa maison tout-confort .
Petite Demoiselle souhaiterait elle un ordinateur dans son soulier fin? Il y a de quoi la satisfaire: « Girl-tech » lui permettra d’y mettre ses « secrets de fille: c’est tellement fun » !
Sam le costaud, quant à lui, va pouvoir partir pour l’aventure: rampe de lancement pour fusée, station spatiale; se rêver marchant sur la lune, en cascadeur, en pilote de« F1 » ou de « gros–culs »…
Chez TOYRUS, les pages sont carrément sexuées: « Filles » sur fond rose, « Garçons » sur fond bleu. Les jeux vidéo sont pour les garçons: à la maison, entre pouponner et se faire belle, il faut que la petite sache qu’elle n’aura pas le temps de s’exercer aux jeux d’adresse…
Je note que Barbie conduit un Camping-car et qu’on ne propose pas de copies d’armes à Sam. Un progrès!
J’ai une pensée particulière pour ce pauvre Sam! SiZoé devra se priver de manger pour ressembler à Barbie, je me demande comment lui va s’y prendre pour ressembler à un champion: les cuisses, les biceps etles pectorauxsont si grosautour de ses petites fesses que le modèle (que j’imagine, allez savoir pourquoi, sentir des pieds) ne peut se mouvoir que bras et jambes écartées… La console de jeux?... Bof! Sans compter que Barbiepréfère les princes charmants, fluets, élégants et qui ont les moyens de porter des vêtements de satin. La vie est dure au royaume de STEREOTYPIX !
Parasols et boissons fraîches ont été de mise en ce bel été 2009 qui s'en va doucement sur la pointe des pieds... Les miens dans des babouches, sous mon parasol, un petit verre de rosé « on the rocks », je range ma revue de presse avant de boucler la valise. Alors ? Quoi de neuf Docteur - entre autre certainement - du côté des femmes?
Sur le front des violences, hélas, pas de trêve estivale : viol d'une petite fille de 7 ans, jeunes femmes agressées, prison ferme pour violences conjugales REPETEES, viol d'une handicapée mentale...
AUNG SAN SUU KYI a de nouveau été condamnée, le 11 août à 3 ans de travaux forcés, commués en 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, l'éloignant ainsi des élections prochaines en Birmanie. Les indignations officielles de principe et de bon ton ont été si efficaces que la dirigeante de l'opposition à la junte birmane, Prix Nobel de la Paix, est toujours en prison chez elle. Nos grands démocrates internationaux ont, c'est bien connu, de la défense des droits de l'être humain, une idée à géométrie variable.
J'ai relevé un titre à vomir (du moins pour moi) dans le SUD-OUEST du 19 Juillet : « Au Bonheur Des Dames » associé à l'image d'un taureau dégoulinant de sang, piqué de banderilles par un bellâtre, « dévoré » (excusez du peu) par les filles, qui stimule la beauté des mères, avec cette réflexion d'un « novillo » : « sans vous les femmes, pour quoi et pour qui ferions nous ce genre de couillonnades… » L'article poursuit, lyrique : « Au bonheur des dames, de leur sourire, d'une oeillade croisée ou d'une chevelure relevée, les hommes s'habillent en écailles de poisson et bas roses ». Taureaux sacrifiés lentement par des bouchers en bas roses, au nom du sexe, de la violence ... Pauvres bêtes! Pauvre humanité!
J'ai trouvé, aussi, de quoi se réjouir. Deux photographies à rapprocher :
celle d'un bureau de vote à Nouakchott où l'on élisait le Président de la République de Mauritanie. Pas une seule femme!
L'autre montre des manifestants contre l'élection d'Ahmadinejad à Téhéran : des jeunes gens et autant de jeunes filles... Sans nijab!
Chez nous, et en particulier en Poitou-Charente, juillet a été secoué par la polémique politico-"artistique" autour de la présence du rappeur Orelsan (vous savez, l'auteur de "sale pute") aux Francofolies de LA ROCHELLE. Intervention de Ségolène ROYAL, Présidente de la Région ? Crainte de troubles à l'ordre public (il était question de donner les C.R.S.)?
Toujours est -il que « l'artiste » a été prié d'exprimer ses problèmes de virilité ailleurs. D'aucuns ont hurlé à la « censure », d'autres aux atteintes à la « liberté d'expression ». Merci à ceux et surtout à celles qui, comme Isabelle ALONSO, ont clamé sur les ondes et ailleurs que la liberté d'expression n'était pas la liberté d'injurier.
Je terminerai ce billet avec une pensée pour le Dr. Emile PAPIERNIK, décédé le 8 août à 73 ans. Il fut l'un des premiers obstétriciens à répondre à la demande d'I.V.G. des femmes, tout juste devenue légale en France.
Parasols et boissons fraîches ont été de mise en ce bel été 2009 qui s'en va doucement sur la pointe des pieds... Les miens dans des babouches, sous mon parasol, un petit verre de rosé « on the rocks », je range ma revue de presse avant de boucler la valise. Alors ? Quoi de neuf Docteur - entre autre certainement - du côté des femmes?
Sur le front des violences, hélas, pas de trêve estivale : viol d'une petite fille de 7 ans, jeunes femmes agressées, prison ferme pour violences conjugales REPETEES, viol d'une handicapée mentale...
AUNG SAN SUU KYI a de nouveau été condamnée, le 11 août à 3 ans de travaux forcés, commués en 18 mois supplémentaires d'assignation à résidence, l'éloignant ainsi des élections prochaines en Birmanie. Les indignations officielles de principe et de bon ton ont été si efficaces que la dirigeante de l'opposition à la junte birmane, Prix Nobel de la Paix, est toujours en prison chez elle. Nos grands démocrates internationaux ont, c'est bien connu, de la défense des droits de l'être humain, une idée à géométrie variable.
J'ai relevé un titre à vomir (du moins pour moi) dans le SUD-OUEST du 19 Juillet : « Au Bonheur Des Dames » associé à l'image d'un taureau dégoulinant de sang, piqué de banderilles par un bellâtre, « dévoré » (excusez du peu) par les filles, qui stimule la beauté des mères, avec cette réflexion d'un « novillo » : « sans vous les femmes, pour quoi et pour qui ferions nous ce genre de couillonnades… » L'article poursuit, lyrique : « Au bonheur des dames, de leur sourire, d'une oeillade croisée ou d'une chevelure relevée, les hommes s'habillent en écailles de poisson et bas roses ». Taureaux sacrifiés lentement par des bouchers en bas roses, au nom du sexe, de la violence ... Pauvres bêtes! Pauvre humanité!
J'ai trouvé, aussi, de quoi se réjouir. Deux photographies à rapprocher :
celle d'un bureau de vote à Nouakchott où l'on élisait le Président de la République de Mauritanie. Pas une seule femme!
L'autre montre des manifestants contre l'élection d'Ahmadinejad à Téhéran : des jeunes gens et autant de jeunes filles... Sans nijab!
Chez nous, et en particulier en Poitou-Charente, juillet a été secoué par la polémique politico-"artistique" autour de la présence du rappeur Orelsan (vous savez, l'auteur de "sale pute") aux Francofolies de LA ROCHELLE. Intervention de Ségolène ROYAL, Présidente de la Région ? Crainte de troubles à l'ordre public (il était question de donner les C.R.S.)?
Toujours est -il que « l'artiste » a été prié d'exprimer ses problèmes de virilité ailleurs. D'aucuns ont hurlé à la « censure », d'autres aux atteintes à la « liberté d'expression ». Merci à ceux et surtout à celles qui, comme Isabelle ALONSO, ont clamé sur les ondes et ailleurs que la liberté d'expression n'était pas la liberté d'injurier.
Je terminerai ce billet avec une pensée pour le Dr. Emile PAPIERNIK, décédé le 8 août à 73 ans. Il fut l'un des premiers obstétriciens à répondre à la demande d'I.V.G. des femmes, tout juste devenue légale en France.
Fatal error: Cannot redeclare detectbrowser() (previously declared in /home/citoyenn/www/portal/inc/pgeditor/pgeditor.php:26) in /home/citoyenn/www/portal/inc/pgeditor/pgeditor.php on line 40